dimanche 21 janvier 2018

Promener son petit esprit par la main (Le Nid)


Viens mon petit esprit, je vais te faire voire des choses
Des jolis souvenirs qu’il faut contempler sans s’y accrocher
Ils ont existé et tu les as appréciés
D’autres sauront leur succéder

Garde donc cette joie que tu as ressenti
Admets ce qui s’est passé comme admis
Une fois les leçons tirées du passé
Reste dans le présent pour à nouveau créer

Cette joie d’un nid chaleureux
D’une compagne souriante et bienveillante
D’un félin lové sur le canapé
Tout est bien arrangé

D’un jardin ensoleillé
Au-devant d’une vallée embrumée
Tourne ta tête d’un côté
Et tu verras les trois dents là-bas élevées

Assieds-toi sous le cerisier touffu
Sens toi entouré de vert vivant
Et de fleurs de toutes les couleurs
Les oiseaux offrant leur mélopée

Dans la prairie sauvage

Du soleil baignant tout dans la lumière chaude
Perdu dans le ciel bleu du printemps chaud
Les nuages leviathians gonflés par les reliefs de l’ombre
Avancent rapidement formant un troupeau décidé

La prairie est délicatement balayée par le vent
Les arbres agitent les branches en dansant
Les feuilles chantent l’animation
La montagne surveille sagement son petit monde

Des collines peuplées de bois dessinent l’horizon
Se tutoyant et se complétant dans
Un tableau à gauche, un autre cadre à droite
Tout est là, s’imposant comme évident et éternel

Ah, cette sérénité.
Tout le ne reste n’est plus que futilité
Quand je sens cet air frais plein de vie
Dans ce réchauffant après-midi.

samedi 8 octobre 2016

Aujourd'hui j'ai vu la journée se lever en nuisette colorée


Mes yeux ensommeillés ne bougeaient que mollement,
Je me suis approché de la fenêtre de la chambre lentement,
D'abord surpris, j'ai observé devant moi le ciel calmement :

La nuit noire et ses étoiles parsemées se diluaient,
Poussées par la journée qui s'éveillait,
Elle s'avançait avec une robe de dense couleur projetée
De l'orange au bleu turquoise le ciel se dégradait.

Dans cette mare de couleurs se découpait le profil des Alpes
Les contours étaient nets dans ce morceau d'exotisme en franche nappe.

Pour saluer la journée qui s'approchait,
Pourtant pas bien loin du croissant de lune encore éclairé,
L'arbre du voisin, entrainé par le vent sur un air mutin,
agitait frénétiquement ses feuilles dans un spectacle d'ombres chinoises endiablé !

Je me suis dit que la campagne c'était quand même bien
Puis à la grand ville je suis parti travailler.


dimanche 2 octobre 2016

Aujourd'hui j'ai vu un piano dans l'ascension

J'étais porté doucement et irrésistiblement par la mécanique de l'escalator
Mon oeil pris la main de mon oreille et ils explorèrent un coin plus calme de la gare
en contre-bas.

Aujourd'hui j'ai vu un jeune homme noir, le dos droit dressé, sûr de lui,
ses doigts virevoltait sur le piano sur un air de générique connu.
Les notes avait réclamé tout autour un territoire de paix dans la fébrilité ambiante.
Une femme assise tapotait sur son sac le rythme qui lui était offert
Un grand sourire aux lèvres et un contentement aisé.